Critique « Ocean’s 8 »

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Cinq ans, huit mois, 12 jours… et le compteur tourne toujours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Elle sait désormais ce qu’il lui faut : recruter une équipe de choc. À commencer par son « associée » Lou Miller. Ensemble, elles engagent une petite bande d’expertes : Amita, la bijoutière, Constance, l’arnaqueuse, Tammy, la receleuse, Nine Ball, la hackeuse et Rose, la styliste de mode. Le butin convoité est une rivière de diamants d’une valeur de 150 millions de dollars. Le somptueux bijou sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kluger qui devrait être l’objet de toutes les attentions au cours du Met Gala, l’événement de l’année. C’est donc un plan en béton armé. À condition que tout s’enchaîne sans la moindre erreur de parcours. Enfin, si les filles comptent repartir de la soirée avec les diamants sans être inquiétées…

Avoir cru qu’il suffisait d’imaginer le personnage principal comme la sœur de celui autrefois incarné par George Clooney  et d’embaucher quelques actrices relativement populaires pour retrouver l’essence des trois premiers Ocean’s est même une grave offense faite à leurs fans. Parmi les éléments qui ont fait leur succès, on peut notamment citer leur humour, leurs personnages iconiques et glamour, l’intelligence de leurs plans et la façon dont le montage savait en jouer. Tout cela a été ternie face à l’ancienne trilogie, mais permet toutefois de sauver la face, voire même de nous faire apprécier le film grâce aux jeux des actrices propres à chacune d’elles, une belle réussite de ce point de vue là.

Tout le plaisir que l’on avait à voir la bande de Danny Ocean élaborer des cambriolages rocambolesques puis les effectuer en réussissant à faire appel à leur malice et leur esprit d’équipe pour toujours retomber sur leurs pattes semble s’être tristement envolé. Au lieu de ça, le scénario fastidieux et la mise en scène impersonnelle de Garry Ross se contentent de nous faire suivre l’avancée d’un plan tout juste digne d’un épisode d’Arsène Lupin, et ce sans jamais que les personnages ne rencontrent de péripéties qui les obligeraient à nous surprendre.

On se retrouve ainsi à patienter pendant plus d’une heure et demi pour voir où va les mener leur projet de vol, aussi nébuleux qu’improbable, alors que le réalisateur essaie vainement de dissimuler son manque d’inspiration derrière un sur-découpage et des effets de montage ringards loin de rendre justice à l’ingéniosité avec laquelle Soderbergh avait su astucieusement construire ses films. La liste est longue mais on ne citera que les deux seuls flashbacks, ou encore l’idée de montrer à plusieurs reprises les héroïnes se servir des réseaux sociaux et manger à Subway afin d’appuyer la soi-disant modernité de ce nouveau film, parmi tous les nombreux autres éléments qui viennent entériner le véritable foutage de gueule sur lequel a été élaboré ce produit de commande.

En bref, scénario trop linéaire et sans surprises, sans trop de péripéties à nos nouvelles héroïnes, faute au réalisateur qui n’a pas su retrouver la magie de la trilogie tellement mythique et célèbre. Heureusement que les actrices sont là pour relever le niveau de cette « casse ».

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Ocean’s 8 »

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