Interview Samuel Benchetrit

Ecrivain, réalisateur,… Samuel Benchetrit est venu présenter son film « Chien » (retrouvez notre critique ici), adapté d’un de ces romans.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Samuel, j’ai 44 ans. J’ai commencé par le cinéma, je voulais faire des films. C’est ce qui m’attirait le plus. Les livres sont venus après.

Connaissiez-vous le festival avant d’y venir cette année ?

Non, j’en avais entendu parler. On m’en disait du bien mais je ne connaissais pas.

Pourquoi avoir accepté de venir présenter votre film ici en avant-première ?

Le film n’est pas encore sorti, il sort le 14 mars. C’est bien de l’accompagner un peu. Je refuses pas trop la Belgique, parce que je suis assez proche de ce pays. J’ai tourné ce film ici, ainsi que 2 autres. J’ai vécu aussi ici.

Que pensez-vous de la thématique du festival ?

Je ne sais pas trop ce que ça veut dire un film qui dérange. Pour moi, il y a des comédies toutes pourries qui me dérangent vraiment. La plupart des films que je vois me dérange, parce que je les regarde pas jusqu’au bout, donc c’est que ça m’a dérangé. Si « dérange » est dans le sens, me remue, me secoue, me pose des questions, me fais voir les choses d’un autre façon, ça oui c’est bien. Dans ce sens là, c’est intéressant.

Il y a eu déjà quelques avant-premières, quelles sont les retours du public ?

On a commencé cette année au festival de Locarno. C’est sur la Piazza Grande, c’est une projection extérieure devant 10 000 personnes. C’est la première fois qu’on montrait le film, c’était complétement incroyable. On est aller aussi à Namur, à Bordeaux, la Rochelle. Il a était bien reçu. Ce film soit on l’aime soit on le déteste complétement, il n’y a pas d’entre-deux.

D’où vous est venu cette idée d’histoire ?

Je voulais parler d’un personnage totalement non cynique, non violent, pacifique dans un monde autour de lui détraqué. Imaginons quelqu’un qui serait très sensible, plus sensible que nous, il deviendrait fou à longueur de journée. En voyant le journal de 20h, il se dirait c’est pas possible. La majorité du monde n’est pas dans cette phase là, elle ferme les yeux. Il n’y a pas longtemps, j’ai fais une projection et une femme m’a dit : « J’ai trouvé le film trop violent, il va m’empêcher de dormir. » Je dis : « Mais vous vivez où, dans le journal de 20h, on voit des migrants qui se sont noyés, ça ça vous empêche pas de dormir ? Vous mettez la réalité de côté ».

Pouvez-vous nous parler du casting du film ?

J’ai trouvé les acteurs après, je n’ai pas écris exprès pour eux. Vincent Macaigne, j’avais pas du tout pensé à lui, c’est son agent. J’ai été voir l’agent de Vanessa Paradis, je savais que je voulais travailler avec elle et c’est là que son agent m’a dis que je devrais aller voir Vincent, il correspondrait très bien. Il était très sensible au film et je savais que ça allais fonctionner avec lui. Et Bouli ( Ndlr : Lanners ), j’avais joué avec lui un gangster il y a une dizaine d’année et j’avais adoré. J’étais très intéressé de lui proposer le rôle d’un monstre, d’un salaud parce qu’il est le contraire dans la vie. Bouli on lui propose toujours des rôles de copain, de mec assez sympa. Donc là, il s’en est donné à coeur joie.

Quels sont vos futurs projets ?

Je vais tourner un film au mois de septembre, avec beaucoup d’acteurs belges. Ce sera une histoire originale, qui ne sera pas adapté d’un de mes livres.

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