Critique « Chien »

Jacques Blanchot perd tout: sa femme, son travail, son logement. Il devient peu à peu étranger au monde qui l’entoure, jusqu’à ce que le patron d’une animalerie le recueille. Alors que le début du film laissait penser qu’on avait affaire à une comédie étrange et barrée à la Dupieux, Samuel Benchetrit, qui adapte ici un de ses romans, s’enfonce pourtant progressivement dans une allégorie lourdingue et glauque sur la soumission, le fascisme ou la servitude volontaire. (Retrouvez notre interview de Samuel Benchetrit ici)

L’histoire ne repose sur rien d’autre que l’idée fixe de départ (personnage de Macaigne = chien) qui est de plus en plus explicite et sans nuance jusqu’à faire du supplice du personnage principal une souffrance pour le spectateur, qui regarde plus sa montre que ses propres soumissions ou aliénations.

Saluons au moins la tentative de sortie des sentiers battus du cinéma français avec une relative originalité et une recherche esthétique, même si le traitement du sujet ennuie et finit par exaspérer.

Film assez dérangeant, il séduit néanmoins la plupart des spectateurs de la dernière édition du Tournai Ramdam Festival, où ceux-ci recherchaient ce sentiment. On peut dire que c’est réussi !

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Chien »

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