Critique « Après la guerre »

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Bologne, 2002. Le refus de la loi travail explose dans les universités. L’assassinat d’un juge ouvre des vieilles blessures politiques entre l’Italie et la France.
Marco, ex-militant d’extrême gauche, condamné pour meurtre et réfugié en France depuis 20 ans grâce à la Doctrine Mitterrand, est soupçonné d’avoir commandité l’attentat. Le gouvernement italien demande son extradition.
Obligé de prendre la fuite avec Viola, sa fille de 16 ans, sa vie bascule à tout jamais, ainsi que celle de sa famille en Italie qui se retrouve à payer pour ses fautes passées.

A 46 ans et après avoir tourné une dizaine de courts-métrages et un documentaire de 52 minutes, la réalisatrice Annarita Zambrano s’est attaquée, avec Après la guerre, à son premier long métrage, un film dans lequel elle souhaitait régler ses comptes avec l’Italie, le pays dont elle est originaire et qu’elle a quitté il y a plusieurs années pour venir s’établir à Paris.

Si le cinéma italien s’est souvent penché sur le terrorisme des années de plomb, plus rares sont les films qui ont pris le parti de s’intéresser à ce qui s’est passé ultérieurement pour des personnes directement impliquées dans cette période historique. Ayant été personnellement marquée par les conséquences de cette période troublée, Annarita Zambrano a fait ce choix et elle a opté, en se focalisant sur une famille, pour un traitement intime de ce sujet éminemment politique. En effet, les conséquences de l’attentat de Bologne ont un impact sur tous les membres de la famille de l’ex-terroriste : sur Marco bien sûr, obligé de prendre la fuite, avec des amis français qui cherchent à l’aider en le cachant dans une maison isolée en pleine forêt et une l’interview qu’une journaliste vient mener auprès de lui ; sur sa fille Viola, désespérée de voir sa vie basculer et qui se refuse à suivre son père au Nicaragua, le seul pays duquel son père ne serait pas extradé ; sur sa mère, menacée car considérée comme étant la mère d’un assassin ; sur sa sœur Anna et sur son mari, dont la carrière ne peut que pâtir de la situation.

Malheureusement, si son sujet est intéressant, Après la guerre se révèle très vite maladroit tant dans sa construction que dans sa mise en scène. On regrette surtout le côté artificiel de certaines scènes, telle celle de l’interview ou celle de la recherche par Marco des faux passeports jetés par Viola depuis la fenêtre de la voiture.

Le film trouve son intérêt dans le portrait intime d’un homme qui doit solder son passé aux yeux de sa fille. Et c’est dans cette chronique familiale qu’« Après la guerre » trouve enfin son intérêt.

Si le sujet traité par Annarita Zambrano est indubitablement intéressant, on peut regretter que la construction du film et sa mise en scène ne permettent pas à Après la guerre d’être à la hauteur de notre espérance.

Il ne nous reste plus qu’à vous dire… BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Après la guerre »

 

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