Critique « Pacific Rim : Uprising »

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Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité.Lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju.

Trop occupé à réaliser son formidable La Forme de l’eau, Guillermo Del Toro cède donc ici sa place à l’inexpérimenté Steven S. DeKnight qui signe son premier film en tant que réalisateur. Avec un marketing vendant une oeuvre ressemblant davantage à du Michael Bay qu’à du Guillermo Del Toro, et muni d’une esthétique plus convenue que par le passé, Pacific Rim Uprising pouvait laisser présager d’un résultat au mieux médiocre.

L’humour, le rythme, mais aussi la direction artistique de cette suite perdent ainsi toute leur exubérance purement nipponne au profit d’une réalisation plus édulcorée, et d’une écriture plus simple, similaires à celle de la grande majorité des films de genre américains. Non, ce n’est pas une révolte… c’est l’échec d’une révolution.

Malgré l’absence de ce qui faisait le charme du premier Pacific Rim, on ne peut pas nier la qualité de ses effets spéciaux. Si le film parvient à assumer sa fonction de divertissement, c’est donc essentiellement grâce à ses scènes de combats à grande échelle véritablement impressionnantes.

Uprising se veut comme une extension de l’univers de Del Toro. Mais jusque dans son final presque identique, le film de Steven S. DeKnight ressemble un peu trop à Independance Day : Resurgence. Multiplication des personnages, tentative ratée de décrire un monde ouvert sur la question extra-terrestre, références maladroites aux anciens et ajout forcé de nouvelles têtes. La référence à Top Gun n’est pas non plus très lointaine, puisque l’histoire se concentre dans un premier temps sur des drones censés remplacer les pilotes humains (mais à quoi servent encore ces robots si la guerre est finie ?). Sauf qu’aucun de ces éléments n’a vraiment de sens autre que celui de multiplier les possibilités. La simplicité du premier opus qui permettait le spectaculaire en prend donc un sacré coup dans l’aile.

En bref, une suite totalement ratée pour nous, La touche Del Toro manque à ce film qui se prend trop pour Transformers. Un bide au box-office qui ne peut que confirmer nos dires.

Il ne nous reste plus qu’a vous dire… BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Pacific Rim : Uprising »

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