Critique « Ready Player One »

le

Le Maître du Divertissement, Steven Spielberg, se retrouve avec la tâche délicate de donner vie à une pop-culture qu’il a lui-même grandement enrichi en 40 ans de carrière tout en représentant un public de plus en plus conséquent à l’heure d’aujourd’hui. « Ready Player One » s’annonçait dès lors comme un film aux enjeux des plus symboliques pour notre réalité que dans son action.

« Ready Player One » n’emploie quasiment jamais le fan-service de façon gerbante comme les reprises de franchises de ces dernières années le font. Si on peut douter de la pertinence de certains clins-d’œil, leur omniprésence est complètement justifiée dans ce monde virtuel qu’est l’OASIS où tout le monde peut faire ce qu’il veut. Mieux, ils donnent vie à cet univers et de la personnalité au personnage principal Wade Watts/Parzival véritable représentant de la population fascinée par la fiction populaire dans lequel n’importe quel spectateur peut s’identifier. N’importe quelle personne ayant grandi avec ce pan culturel pourra donc s’amuser à repérer références disséminés sous ses yeux dans ce bac-à-sable qui fait lieu de chasse au trésor dont les enjeux dépassent de loin celui du simple amusement.

Dans cette course à l’héritage lancée par le créateur de son univers James Hallyday, Steven Spielberg puise pertinemment dans tout ce qui lui passe par la tête, des jeux-vidéos aux films les plus cultes, tant explicitement que plus subtilement. Notamment Charlie et la Chocolaterie dont la trajectoire du récit est identique: une longue exploration où seule une personne méritante aura le droit d’hériter d’un monde de rêve aux possibilités infinies pour éviter de le laisser entre les mauvaises mains. C’est là-dessus que « Ready Player One » révèle la pertinence de son sous-texte car tout est conçu de manière à ce que seul un véritable fan à l’amour inconditionnel pour la culture geek peut mériter de posséder l’OASIS (la culture en général) à l’inverse des entreprises dirigés par de véritables costard-cravates (représentés par Ben Mendolsohn) dépourvus du moindre amour pour la culture, ne voyant là qu’un simple outil à exploiter pour s’enrichir aux dépends des utilisateurs n’aspirant qu’à s’amuser et se servant de leur bonne volonté pour leur propre intérêt. Un contexte dont l’utilisation est tellement bienvenue à l’heure d’aujourd’hui où les sociétés de production abusent de méthodes similaires.

L’OASIS est de toute beauté. Les travellings fluides et rapides de Spielberg ne négligent aucun détail, nous sommes plongés dans le jeu grandeur nature, le virtuel donne une dimension infinie à ce que nous voyons, les décors n’ont aucune limites, le film est tellement généreux qu’il faut passer par plusieurs visionnages pour y déceler tout ce qu’il nous offre. Une générosité et un retour aux divertissements old-school qui prend aussi les oreilles par la présence d’Alan Silvestri en grande forme (plus justifiée que John Williams) qui nous rappelle les meilleurs moments musicaux de ses heures de gloires sans aller dans le repompage.

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Ready Player One »

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s