Critique « Tout le monde debout »

Jocelyn, homme d’affaires en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Acteur, scénariste et réalisateur, Dubosc fait face à la tout aussi populaire Alexandra Lamy, et se moque gentiment de son image de playboy vieux et beau, sur fond de message bienveillant sur l’amour et le handicap. Gérard Darmon, Elsa Zylberstein (qui confirme son gros potentiel comique), Claude Brasseur ou encore la jolie Caroline Anglade complètent la distribution de ce conte moderne.

« Tout le Monde Debout » sentait fort la lourdeur d’une comédie française imbuvable, comme on n’en voit que trop sur les écrans chaque année. La surprise n’en est donc que plus réjouissante quand se dessine à l’écran un autre film, finalement sympathique, engageant et agréable à regarder. Franck Dubosc fait preuve de beaucoup de sensibilité et de tendresse pour emballer un joli film au message simple, mais efficace sur la différence, défendant l’idée que l’amour peut balayer tous les obstacles, à commencer par les obstacles physiques. Alors certes, l’effort est un peu naïf, souvent convenu et globalement inoffensif, mais sans verser dans la fable sociale subtile et profonde, Dubosc réussit à emballer un film populaire au charme indéniable. Une comédie romantique à la fois amusante, ludique et très attachante, nourrie par quelques belles idées de mise en scène. Le nouveau réalisateur n’hésite pas à injecter du personnel dans une histoire universelle (Dubosc parle beaucoup de sa mère), et par ces réflexions aux allures de déclaration humble, émouvante et universelle adressée aux gens et à la vie.

Dans le paysage surpeuplé des comédies françaises, c’est sans vulgarité et avec beaucoup de bienveillance, que Dubosc fait ses débuts de metteur en scène. À travers « Tout le Monde Debout », il exprime des choses simples avec un langage simple. On est ému et nous rions du parcours de ce playboy arrogant et sans vergogne qui va se découvrir un cœur, et nous nous émouvons du quotidien de cette femme pétillante qui ne demande qu’à être vu ainsi, au-delà de son fauteuil roulant, emblème de sa condition de handicapée et, barrière sociale évidente.

Refusant que la balourdise et le potache ne s’invitent dans sa première expérience de réalisation, Franck Dubosc signe un film au contraire galant et élégant, un film finalement à l’image de ce qu’il est dans la vie, modeste et bienveillant, observant l’histoire avec un œil rieur dénué de la moindre méchanceté, mais bourré d’empathie. Et dans les recoins de cette charmante comédie romantique gaie et affectueuse, Franck Dubosc de glisser plein de petites idées, sur la différence, sur le handicap, sur les personnes qui ne s’aiment pas, sur celles qui se sentent invisibles, sur le paraître qui peut cacher un profond mal-être, sur la perte de nos parents ou la difficulté de les voir vieillir… Autant de petits éléments qui ne font que renforcer l’affinité qui se noue entre le spectateur et un premier film vraiment réussi.

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Tout le monde debout »

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