Critique « Black Panther »

Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Après une année 2017 placée sous le signe de la comédie, Marvel Studios débute 2018 avec « Black Panther », un personnage à la hauteur de sa fonction. Roi avant d’être super-héros, T’Challa n’est pas du genre à lancer des blagues pendant que son peuple souffre. Ce retour à une certaine gravité à la veille d’Avengers : Infinity War fait du bien ! Le fils de T’Chaka, impeccablement interprété par Chadwick Boseman, a le défaut de ses qualités. Il souffre de ce que l’on pourrait appeler le syndrome Bruce Wayne dans la trilogie « The Dark Knight », un héros un peu terne, qui se fait voler la vedette par les personnages secondaires (et les vilains) qui l’entourent. Mais au final, avoir une tête d’affiche posée et réfléchie a quelque chose de reposant.

Les décors et les costumes sont superbes, de quoi valoir à Marvel Studios une première nomination aux Oscars dans ces deux catégories. Cette richesse visuelle permet de s’immerger dans la culture et les traditions wakandaises, qui sont au coeur du film. Deux bémols. Une poignée de paysages numériques ratés. Et comme trop souvent, l’histoire ne s’intéresse qu’au point de vue des habitants de la cour, alors que les événements qui se déroulent à l’écran ont un impact sur tout le royaume. Il est question de l’avenir du Wakanda, mais la population est invisible.

L’intégration du long métrage dans l’Univers Cinématographique Marvel est naturelle, avec des rappels à « Captain America : Civil War ». Le caméo de Stan Lee est peu inspiré. La partition de Ludwig Göransson ne sait pas trop sur quel pied danser. Si les sonorités africaines et la musique urbaine sont logiquement représentées, on passe brutalement à des thèmes qui sonnent très européens. Enfin, peupler le Wakanda de personnages aussi charismatiques à la veille d’Avengers : Infinity War est une idée brillante. La bataille qui se jouera dans les plaines du royaume n’en sera que plus éprouvante à suivre.

Entre dépaysement total et action omniprésente, on ne voit pas filer les 135 minutes de ce très bon divertissement. Nous arrivons à un point où l’offre de l’Univers Cinématographique Marvel est tellement large qu’il s’agit plus d’une question d’affinités qu’autre chose. Les dernières origin stories proposées sont somme toute de qualité égale. Tout dépend si on préfère le monde de la magie à la sphère technologique, l’univers cosmique à la mythologie africaine, etc… « Black Panther » offre un nouveau choix.

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Black Panther »

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