Critique « Tueurs »

Alors que Frank Valken réalise un casse fabuleux, un commando de tueurs entre en action et exécute tous les témoins. On relève parmi les cadavres celui de la magistrate qui enquête sur l’affaire des Tireurs fous. Trente ans plus tard, ils semblent être de retour. Arrêté en flagrant délit et face à la pression médiatique, Frank n’a d’autre choix que de s’évader pour tenter de prouver son innocence.

François Troukens (vous pouvez retrouver son interview ici), très connu en Belgique pour avoir été truand et taulard avant de devenir présentateur d’une émission télévisée sur les affaires judiciaires, s’essaie au cinéma. Après avoir réalisé un premier court-métrage (« Caïd » sélectionné au Brussel Short Film Festival ainsi qu’au festival du film policier de Liège), le voici à la direction de son premier long « Tueurs ». Épaulé d’un monsieur de la direction photo du cinéma belge et français, Jean-François Hensgens, l’ex-braqueur de fourgons a préparé un scénario bien ficelé sur un univers qu’il a bien connu.

Plutôt que de faire un film du point de vue policier à la Olivier Marchal dont « Tueurs » a tout de même quelques similitudes en termes de mise en scène, Troukens choisit le point de vue des bandits, mais pas n’importe lesquels, ceux avec un code. C’est un Olivier Gourmet, toujours solide, parfait pour incarner le rôle, qui campe Frank Valken, un braqueur cherchant à se retirer du business avant un dernier casse fructueux. Le plan est huilé, les tâches distribuées, l’équipe au complet et sans faille. Le casse se déroule comme prévu mais dans le même temps, un gang de tueurs profite de ce braquage pour exécuter une juge sur le point de déterrer une affaire vieille de trente ans. Frank prend tout sur le dos et est très vite arrêté. Il n’a alors d’autre choix que de planifier son évasion pour se rendre justice.

Rondement mené, « Tueurs » débute sur les chapeaux de roues grâce à un montage rythmé enchaînant les événements de manière logique et lisible. La palette des personnages est limpide dès les quinze premières minutes, sans pour autant tomber dans la caricature, ce qui évite aux réalisateurs de perdre l’intensité installée dès le générique d’ouverture. On sent tout le travail et l’expertise du chef opérateur et co-réalisateur Jean-François Hensgens qui travaille une atmosphère oppressante magnifiée par une musique et une photographie léchée au service d’un scénario ciselé. On regrette simplement que la fin soit un peu trop expédiée et précipitée laissant un sentiment d’inachevé.

En bref, un très bon premier long métrage où nous découvrons cette nouvelle oeuvre, par un Troukens qui arrive à nous convaincre. Félicitations !

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Tueurs »

Publicités

Un commentaire Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s