Critique « 50 nuances plus claires »

Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s’ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débuté.

« Cinquante nuances plus claires » marque la fin d’une trilogie cinématographique entamée il y a trois ans et suivie de près par les fans du phénomène littéraire écrit par E. L. James qui connut un destin à la J. K. Rowling. Le succès des films dépend moins de la qualité des films que de la fidélité à toute épreuve de ses fans et de leur désir de voir, portées à l’écran, les scènes affriolantes et faussement sulfureuses qui ponctuaient le feuilleton littéraire.

Si le premier film avait le charme d’une première fois, le deuxième volet, « Cinquante nuances plus sombres », explicita la nature du contrat sadomasochiste qui lie Christian Grey à sa proie, Anastasia Steele, jeune vierge effarouchée qui tombe sous le charme du milliardaire et s’initie à ses pratiques. Car cette domination sexuelle recouvrait une fascination pour le pouvoir économique de ce prince charmant qui lui en mettait plein la vue avec son train de vie luxueux.

Après avoir vaguement résisté aux avances de Christian Grey, désireux de la voir arrêter de travailler pour lui assurer son avenir, l’héroïne y succombe, autant qu’à son portefeuille. « Cinquante nuances plus claires » s’ouvre donc sur le mariage des deux tourtereaux toujours très amoureux. Car le coup de foudre tient autant aux petites sessions sadomasochistes dans la Chambre rouge où Christian Grey entasse sa collection de menottes, fouets et autres instruments de torture improbables, qu’aux nombreux cadeaux que le milliardaire offre à sa dulcinée. Et si l’ennui conjugal, et avec lui celui du spectateur, menace de poindre, il sera perturbé par une histoire de kidnapping sans intérêt, rebondissement qui se greffe arbitrairement sur ce qui s’apparente depuis le début à un soap opera sous perfusion.

A cela s’ajoute l’inévitable grossesse d’Anastasia qui remet encore un peu d’ordre à la saga avant qu’elle ne tire sa révérence. C’est évidemment la jeune femme qui veut garder l’enfant, tandis que l’homme y voit une menace pour sa liberté et la frénésie sexuelle du couple. Il sera finalement rassuré, et avec lui le public, qui voit ce vent de subversion s’achever dans les clous d’une conjugalité conventionnelle. Mariée, enceinte et couverte de cadeaux, Anastasia Steele est désormais une femme comblée qui a aussi droit à sa dose de perversion lors de ses quelques haltes dans la Chambre rouge.

Il était donc temps que cette saga s’arrête, malgré l’affolement des fans ( femmes ), à chaque sortie. Cette trilogie assez niaise où tout est beau tout est parfait, restera plus dans les annales ( sans mauvais jeux de mots ) pour la fan-base assez impressionnante, que pour la qualité de ces films.

Il ne nous reste plus qu’à vous dire… BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « 50 nuances plus claires »

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