Interview Adil El Arbi et Bilall Fallah

Jeunes réalisateurs belges ( ils en sont à leur 3e film ), ils ont pris leur envol il y a deux ans avec le film « Black ». Ils sont venus cette année au Tournai Ramdam Festival pour présenter leur nouvelle réalisation : « Patser » ( retrouver notre critique ici ) avant de s’envoler vers les Etats-Unis pour leur prochain film : « Bad Boys 3 ».

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Le premier jour de l’école de cinéma, j’ai rencontré Adil, le seul marocain à l’école. Comme je le suis aussi, on est devenu des frères. On était les seuls de l’école à vouloir faire des films de « Hollywood » alors que c’est une école très artistique plus du genre Michaël Haneke, les grands auteurs du cinéma. C’est bien mais c’est pas notre cinéma, on adore, mais c’est pas le genre de film qu’on voulait faire. Depuis ça, on a fait des courts-métrages et maintenant, c’est notre 3e long-métrage.

Qu’est-ce qui vous a encourager à revenir une deuxième fois au Tournai Ramdam Festival pour présenter ce film ?

Ça fait toujours plaisir de montrer un film ici, c’est un festival important. C’est aussi le fait que c’est la Wallonie quand même, alors que nous on est de le Flandres. Avoir la chance de montrer le film à un public wallon, ça montre qu’on est un pays. Chaque fois qu’on aura l’occasion de faire ça, on va toujours le faire.

Comment avez-vous vécu l’après « Black », film qui vous a fait connaître du grand public ?

C’était notre ticket pour Hollywood, un rêve qui se réalise. On a pu tourner là-bas, on a eu l’opportunité de rencontrer des gens d’Hollywood. Maintenant, on travaille à des longs-métrages et des séries. Mais on est quand même revenu, c’était une bonne expérience. On espère pouvoir y retourner le plus vite possible.

Quels sont vos prochains projets ?

Peut-être « Bad Boys 3 », peut-être « Le flic de Beverly Hills 4 » mais aux Etats-Unis tout peut aller très vite, ou même nulle part donc on verra. On sait pas exactement ce qu’on va faire mais ils peuvent nous appeler demain et on doit partir.

Comment les célèbres DJ « Dimitri Vegas et Like Mike » se sont-ils retrouvés dans votre nouveau film ?

On les connaît déjà depuis longtemps, on a fait un clip de musique pour eux il y a quelques années, juste après « Black ». Dimitri est un grand fan de films, c’est un expert cinématographique, il regarde pleins de films, ils regardent tout les films. Parfois, j’apprends de lui. C’est Monsieur Cinéma, il a tout vu. Il voulait jouer dans un film, et son frère aussi du coup donc on leur a demandé si il voulait jouer dans notre film et ils ont répondu : « Ouais, pas de problèmes ». Ils ont fait un peu de musique aussi pour le film. Le générique de fin sont une de leur chanson, c’est leur première musique Hip-Hop en néerlandais. C’est nos deux frérots, on les adore.

Comment vous est venu l’idée de ce film ( les 7 pêchés capitaux ) ?

D’abord, une envie de faire un film comme Scorsese ( « Les affranchis », « Le loup de Wall Street ). Le fait de vouloir faire une histoire vraie, qui se passe à Anvers. C’est toujours en cours. Il y a une guerre des gangs qui a été causé par 4 jeunes qui ont volé de la cocaïne à une mafia colombienne. Anvers est une plaque tournante de la cocaïne mais on en parle pas vraiment mais c’est une réalité. Un gang hollandais qui est lié avec ce qui se passe à Anvers. Un groupe de policiers qui ont formé un gang qui ont tabassé des illégaux, volé de l’argent, de la drogue. Toutes ces histoires là qui se passent à Anvers nous ont donné l’idée de faire une histoire avec tout ça connecté même si dans la vraie vie, ce n’est pas lié mais ça s’est passé à la même période.

Le personnage principal de Matteo, acteur d’origine italienne, c’est un hommage au « Parrain », à ce cinéma là. Il y a un catholicisme qui est très important chez les italiens mais aussi pour la Flandre qui est très catholique. Les 7 pêchés capitaux, c’est quelque chose qui nous a toujours marqué quand on était jeune, on était dans des écoles catholiques. Ça collait bien à ce personnage, le bien, le mal, le fait que c’est quelque chose d’universel qu’on peut retrouver dans toutes les cultures, toutes les religions.

Cet aspect jeux vidéos, qui fait partie de cette nouvelle génération de gangsters, en Hollande et à Anvers et tout ça où ils jouent à « GTA 5 » tout les jours et ils confondent parfois le monde des jeux vidéos à la réalité. C’est pour ça que ça collait bien à ce personnage et à la structure de l’histoire.

 

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