Critique « Geostorm »

Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ? S’engage alors une véritable course contre la montre…

Dean Devlin passe derrière la caméra pour son premier long-métrage, Geostorm. Si en apparence le film semblait se glisser dans la lignée d’un 2012Le Jour d’Après ou autre San Andreas, Dean Devlin a cru avoir la bonne idée d’intellectualiser le tout en ajoutant une théorie du complot sur fond de manigances politiques. Forcément, dans un film pop-corn, ça fait tâche… surtout quand c’est aussi mal amené. Remarque pure esthétique : l’affiche est une sorte de copié/collé de celle du film Inception, ce qui ne fait que rajouter au médiocre.

En choisissant de prendre au sérieux son film catastrophe, Dean Devlin s’enfonce dans une intrigue naviguant dans un suspens de bas étage, faisant ressembler son Geostorm à un téléfilm boosté par un bien meilleur budget (et un casting plus alléchant). Malheureusement, le film cumule les clichés aberrants et faciles pour masquer difficilement les creux et faire avancer une histoire bancale, portée par un ensemble pas vraiment convaincant non plus. Geostorm s’effondre de minute en minute alors que le film tente de gonfler le suspens avec du réchauffé.

Le potentiel de Geostorm est présent, mais on passe plus de temps à attendre que l’action commence qu’à s’intéresser aux sorts de ces personnages peu crédibles et interchangeables, coincés dans des sous-intrigues encombrantes, entre romance et histoires de familles. Malgré quelques scènes qui sortent du lot, comme celle à Hong Kong, le final ressemble à un ensemble bordélique bâclant tous ces fils conducteurs en même temps dans une overdose d’effets spéciaux souvent approximatifs et annihilant par la même occasion toute intention dramatique voulue tant le film n’apporte aucune surprise ni once d’imagination pour sauver Geostorm de la double catastrophe annoncée.

Gerard Butler assume son personnage d’anti-héros viril et bougon, ce qui le rend plutôt passable contrairement à son acolyte Jim Sturgess dont la médiocrité filtre douloureusement avec l’excitation de l’acteur moyen et désespéré, ce qui le rend profondément exaspérant. Autour d’eux, quelques visages connus visiblement venu empocher le chèque et font le job, tels que Ed Harris ou même Andy Garcia.

En bref, même si nous disons rarement non à un film catastrophe, Geostorm commet l’erreur de vouloir se prendre au sérieux. Dean Devlin propose un mariage raté entre un recyclage daté d’Independance Day et le film d’action pur-jus américain, dans une intrigue à peine maîtrisée et criblée de clichés. À éviter.

Il ne nous reste donc plus qu’à vous dire … BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Geostorm »

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