Critique « La Planète des Singes : Suprématie »

La Planète des Singes : Suprématie marque la fin de la trilogie qui a débuté en 2011 avec Les Origines. Tout comme le deuxième volet, une grande partie des dialogues se fait par le langage des signes. Si César parle désormais de façon intelligible, ce n’est pas encore le cas de ses compagnons et le spectateur devra faire l’effort de lire les sous-titres. Le film est mené de façon intelligente, l’accent sera davantage mis sur l’émotion que l’action. La psychologie des personnages, et en particulier des singes, prime.
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Niveau technique, absolument rien à redire. La technologie et la prestation époustouflante d’Andy Serkis qui prête sa voix et ses traits à César rendant le personnage plus que réaliste. Les plans sont magnifiques, l’histoire nous guide entre scènes contemplatives et moments d’action qui nous scotchent à notre siège. Des blockbusters comme ça, on aimerait en voir plus souvent.
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Le message de La Planète des Singes est clair : l’ère des humains est terminée, et cela se traduit par un manque total de profondeur de la race humaine. Hormis le personnage de la petite fille qui accompagne nos héros, les seuls représentants de la race humaine dans ce dernier film sont des militaires aveuglés par le culte qu’ils vouent à leur colonel.Ce dernier, interprété par Woody Harrelson, n’a plus grand chose d’humain dans ces actes et offre un contraste saisissant avec l’humanité et l’empathie de César. L’échange de rôle des deux espèces sur Terre opère doucement.
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Emotion, c’est sans doute ce que le spectateur ressentira devant ce film. Nous avons suivi César depuis sa naissance et nous nous y sommes attachés. Nous partageons ses joies, ses peines et comme lui, nous nous attachons à son entourage proche : ses deux fils, et ses fidèles amis : Rocket, Maurice et Luca. Tout le génie de Suprématie réside dans le développement de ses personnages singes et dans l’effacement de la race humaine. Dans le premier film, César partageait son rôle de héros avec Will (James Franco), dans le deuxième, ils collaborent mais ce sont bien les singes qui dominent et dans ce dernier film, ils sont réduits à l’état d’ennemis.
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Tout est bien qui finit bien pour la trilogie de La Planète des Singes.Pensée comme telle dès le début, il est fort peu probable qu’une suite soit envisagée. Suprématie offre donc un superbe point final à l’origine de la saga dont les défauts, s’ils sont bien présents, restent mineurs et quasi-négligeables. Si vous avez aimé les deux volets précédents, si César vous touche vous aussi en plein cœur, alors il ne faut pas hésiter à vous précipiter au cinéma pour voir ce magnifique film.
Il ne nous reste plus qu’à vous dire… bon visionnage !

Bande annonce « La Planète des Singes : Suprématie »

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