Critique « Ghost in the Shell »

Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.
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Ghost in the Shell est aussi bien une œuvre aimée que très difficilement adaptable. C’est pourtant le défi que s’est lancé Paramount avec l’aide de Rupert Sanders, réalisateur ayant seulement un film à son actif, Blanche-Neige et le Chasseur avec Kristen Stewart et Charlize Theron. Le film est originellement un riche manga signé Masamune Shirow au début des années 1990, mais plus officieusement connu avec l’animé de Mamoru Oshii. Le film de Rupert Sanders est considéré comme l’histoire qui n’a pas encore été racontée puisqu’il raconte une toute nouvelle histoire. Major est ici une femme dont le cerveau humain a été intégré dans un corps robotique pour la sauver. Elle intègre quelques temps plus tard la Section 9 et enquête dans une ville futuriste sur un hacker qui pénètre les cerveaux de gens, pour la plupart modifiés par des implants robotiques, pour se venger de l’entreprise qui a sauvé le personnage joué par Scarlett Johansson. Mais l’histoire se focalise plus sur le passé du Major avant son intégration dans un corps robotique.

GHOST IN THE SHELL

Respectueux de l’œuvre de Mamoru Oshii, au point de reproduire quelques scènes quasiment à l’identique, Rupert Sanders a bien compris que l’univers visuel de Ghost in the Shell était tout aussi important que l’intrigue. La direction artistique est donc l’un de ses plus gros points forts, ce qui rend le film indéniablement beau, surtout quand le réalisateur nous fait découvrir ce Japon futuriste (Hong Kong). Ghost in the Shell garde également les mêmes questions philosophiques de son manga et de son animé sur sa réflexion de « qu’est-ce qu’un humain » et dans ses questions sur l’intelligence artificielle et dont cette « différence » diminue au fur et à mesure des avancées technologiques.

GHOST IN THE SHELL

Malgré un très beau casting (avec une Scarlett Johansson très convaincante), le film perd ses spectateurs dans un récit qui ne parvient pas à susciter la moindre émotion chez ces derniers, on y survole juste « vite fait » les différents protagonistes. À noter également de gros problèmes scénaristiques durant le combat final (on n’en dira pas plus).
En bref, Ghost in the Shell est une adaptation essayant au maximum d’être fidèle à l’histoire originale, mais qui ne parvient à captiver le spectateur dans une histoire dénuée d’émotion. Il n’en reste pas moins un film avec une direction artistique sublime qui vaut le coup d’œil au cinéma.
Je pense qu’il ne nous reste plus qu’à vous dire …BON VISIONNAGE !!!

Bande annonce « Ghost in the Shell »

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